Beyond the festive aspect, the « son continu » festival is meant to be a place where knowledge is shared, and where the distance between artists and their public is as small as possible. The priviledged relationship that the musicians entertain with their instrument-makers as true crafstmen , is at the heart of the festival’s team’s preoccupations.
Therefore, during the festival, you will find places where you will hear:

– Historians and instrument-makers, celebrating music’s history and their love of instruments ;
– Artists presenting off stage the context in which they create their music, reflecting their analysis and transmission of their art.

Conferences are free and take place in one of the castle’s rooms. The modest capacity (approximatly 80 seats) allow the speakers to be close to the public. The communication methods are varied : projections, oral presentation, musical games… Exchanges such as Q & A can be established with the public.


Jeudi 12 juillet – 16 h

Conférence de Patrick Burbaud  : Archéo-musicologie appliquée à la Boha.

L’ouvrage « Présentation des résultats du projet Bohas Anciennes », paru en 2016, dresse un tableau aussi complet que possible des 19 Bohas anciennes connues à ce jour. À en croire Jean-Luc Matte, expert es-cornemuses, dans le petit monde très actif en ce moment de la boha, il devrait y avoir un avant et un après cette publication. En effet, c’est la première fois que sont publiés les relevés de l’intégralité des instruments connus d’une même famille. Cela permettra à des facteurs professionnels ou occasionnels de tester la construction de fac-similé pour se faire une opinion sur les instruments originaux dont nos néo-bohas actuelles sont parfois très éloignées. D’autres préféreront une approche plus scientifique qu’expérimentale et profiteront de cette mine d’informations chiffrées.

La conférence rappellera le projet initial de l’association « Bohaires de Gasconha », donnera la méthodologie suivie, et insistera sur les conséquences de cette entreprise : une reprise de la facture ancienne et de la pratique sur fac-similé d’instruments anciens, et l’élaboration désormais possible d’un ouvrage « tout public » de présentation des Bohas, ainsi que la mise en ligne du musée virtuel de la cornemuse des landes de Gascogne.

Patrick Burbaud joue de diverses cornemuses, de la flûte traversière et du fifre, Il est facteur occasionnel de boha et fifre. Membre de l’association « Bohaires de Gasconha », il en est secrétaire depuis 2006. Il fut responsable des projets : « Méthode de Boha » (2007-2010), « Patrimoine Culturel Immatériel » 013-2014) et « Relevés des Bohas Anciennes ».

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Vendredi 13 juillet – 16h00

Solange Panis : de Pierre à Solange Panis, une si belle danse…

(avec la participation de Julien Barbances et Johan Chenet, violonistes)
Une création originale Ciclic-Équinoxe, scène nationale de Châteauroux

Enfant, Pierre Panis (1911-1993) est touché par le plaisir de la danse, à la toute fin de la guerre de 14 : la personne qui le garde le dimanche l’emmène au bal clandestin, dans une grange, au son de la vielle du père Finet. Il continue cet apprentissage de l’adolescence à l’âge de jeune adulte. Exilé à Paris, il rencontre J.M. Guilcher (ethnologue et historien de la danse traditionnelle) et les mouvements d’éducation populaire de l’avant et de l’après-guerre. Danseur passionné mais pas scientifique, amoureux du Berry, Pierre Panis veut continuer à danser, à collecter d’autres danses, à les montrer, à les transmettre.
C’est dans le cadre de ses missions d’Éducation Populaire au ministère de la Jeunesse et des Sports, qu’il découvre dans le nord du Cher, à La Borne, Les Grandes Poteries, Neuvy-Deux-Clochers… un véritable « nid » de danseurs de bourrée « de tradition ». Il y fera tourner plusieurs films entre 1949 et 1961, montrant ces danseurs en action.

Solange, chanteuse-danseuse et actrice fidèle de la danse « trad », nous propose, accompagnée par deux violonistes, une mise en son sensible et émouvante des films réalisés par – et autour de – son père. L’occasion de rendre un hommage à ce transmetteur infatigable qui forma plusieurs générations de danseurs. .

Solange Panis, enseigne le chant et la danse traditionnel(le)s, et fut en poste de 1992 à 2016 au Conservatoire de Châteauroux. Elle chante avec les trios vocaux « Le petit voyage » et « Euphrasie » (programmé le 13 juillet).


Samedi 14 juillet – 16 h

Marie-Barbara Le Gonidec, Gilles Kermarc, Laurent Bigot : Les Binious de la Grande Guerre

La présence des instruments traditionnels bretons que sont la bombarde et le biniou au sein de l’armée française, pendant la Première Guerre mondiale est un fait avéré. Ceci grâce, notamment, à une photo parue en une de L’Illustration, le plus grand magazine de l’époque. À partir de ce cliché, Marie-Barbara Le Gonidec, Gilles Kermarc et Laurent Bigot ont mené des recherches sur le régiment auquel appartenaient ces sonneurs, le 73e régiment d’infanterie territoriale, mais aussi sur les autres musiciens mentionnés dans les archives.
Les hasards de l’histoire ont fait que les instruments du 73e ont été préservés. Marie-Barbara Le Gonidec, parlera des conditions dans lesquelles ils sont entrés dans les collections des musées nationaux. Gilles Kermarc évoquera la création de la « clique des binious ». Laurent Bigot, se penchera sur le mariage entre binious et bombardes anciens et leur mariage, a priori contre nature, avec les instruments de musique de ces fanfares militaires.

Marie-Barbara Le Gonidec, docteur en ethnologie, De 2004 à 2013, elle fut la dernière responsable du département de la musique au Musée national des arts et traditions populaires, à Paris (MNATP). Elle est à l’origine de ce projet de recherche.

Gilles Kermarc, journaliste en Berry d’ascendance bretonne, étudie et collectionne les 78 tours produits en Bretagne.

Laurent Bigot a fait des études de trompette, de bombarde, de cornemuse écossaise, avant de fixer son choix sur le biniou. Collecteur, il a été deux fois champion de Bretagne des sonneurs par couple. Professeur de musique traditionnelle, il a publié de nombreux travaux de recherche sur la musique instrumentale bretonne.

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Dimanche 15 juillet – 14 h

Michel Lemeu : Danguy, qui étiez-vous ?

La vielle à roue connaît un « âge d’or » au XVIIIème siècle, que nous ne cessons de redécouvrir. Au sommet de la période baroque, elle occupe une place de choix, par son répertoire et par la diffusion de son jeu. Une personnalité semble dominer la soixantaine d’années d’engouement pour la vielle, sans que nous ayons connaissance de détails : c’est l’« illustre Danguy ». Notre enquête nous emmène à la découverte de cet interprète virtuose de la vielle, et nous découvrons qui il était vraiment à travers des sources inédites qui, croisées et mises en relation, nous révèlent un musicien au cœur de son époque musicale.

Michel Lemeu (né en 1958) est vielliste et musicologue, professeur agrégé d’Éducation Musicale. Il préside l’association « Vielle à roue en Bretagne », qui souhaite promouvoir et développer, par tous moyens et tout type d’événement, la pratique de la vielle à roue : collecter la tradition, ouvrir sur l’innovation, favoriser l’apprentissage, soutenir la création.

#LESONCONTINU